L'arrivée par
bateau est féérique car le temple surgit
soudainement sur les berges verdoyantes du Nil. Situés
à une quarantaine de kilomètres au nord
d’Assouan, les vestiges du temple de Kom Ombo dominent, du
haut d’une petite colline, une boucle du Nil, à la
manière d’une acropole. Le site fut choisi en
fonction de son intérêt stratégique ;
la colline dominait à la fois le Nil ainsi que
l’accès aux importantes mines d’or de la
Nubie Tous
les murs du temple, les couloirs et les enceintes sont encore couverts
de reliefs. Cependant la majeure partie du temple fut
détruite
par l'érosion due à la proximité du
Nil, aux
tremblements de terre, ainsi qu'à l'extraction de pierres du
temple, réutilisées pour construire d'autres
temples.
On a également retrouvé dans
l'enceinte du temple un puits ainsi qu'un petit bassin qui servait
peut-être à abriter des crocodiles
sacrés. Le bois utilisé pour relier les
pavés de granit entre eux était du cycomore.
Le temple
d'Horus, commencé au 4e siècle av. J.-C., sous la
dynastie des Ptolémées, terminé 170
ans plus tard, est un des mieux conservés de l'Egypte
antique. Il est dédié aux dieux Horus et
Hator.Les travaux de restauration avaient commencé avec le
désensablement du temple sous les directives de
l'égyptologue français Auguste
Mariette,
au 19e siècle.Autour du temple, derrière le mur
d'enceinte, on remarque les habitations construites à plus
d'une dizaine de mètres au-dessus du temple. Nous avons
là une réelle idée de l'ensablement
des lieux pendant cette dizaine de siècles.